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Message du Président du Conseil d’administration de la GESTION GLOBALE A l’occasion de la journée mondiale des PME – 27 Juin 2018

Messieurs les membres du Conseil d’administration

Madame / messieurs les actionnaires de la GESTION GLOBALE

Chers employés

Distingués partenaires qui nous ont toujours accompagné

Nos inestimables clients

Petits et moyens entrepreneurs de l’économie haïtienne

Membres de la presse parlée, écrite, télévisée et en ligne

Mesdames / messieurs

Ce 27 juin 2018 marque la première année de la célébration de la journée mondiale des Petites et Moyennes Entreprises communément appelées PME. En cette occasion, je transmets mes vœux de succès à tous les entrepreneurs évoluant dans ce secteur.

Le 6 avril 2017, lors de la 74ème séance plénière de l’Assemblée Générale de l’ONU, l’Assemblée a proclamé le 27 juin comme journée des PME. Le site de la couverture des réunions et des communiqués de presse des Nations Unies a souligné que «La  Journée des micro-, petites et moyennes entreprises », le 27 juin, doit, selon l’Assemblée générale, encourager les États à lancer des recherches, des débats

d’orientation et des ateliers, en collaboration avec les secteurs public et privé et les organisations à but non lucratif, pour promouvoir la contribution de ces entreprises au développement durable.

La GESTION GLOBALE qui est une institution spécialisée dans l’encadrement juridico-administratif et financier des entreprises de ce secteur ne pourrait laisser passer ce jour sous silence.

Au nom de la Gestion Globale, je profite de cette occasion pour saluer le courage et la détermination de milliers de femmes et d’hommes sur lesquels plus de 90 % de l’économie nationale est reposée ; car, selon une étude du Ministère du commerce et de l’industrie, sur un échantillon de mille (1000) activités économiques, seulement 0.11 % pouvait être considéré comme de grandes entreprises. Les autres constituaient ce qu’on appelle les TPE (Très petites entreprises), les micros entreprises, les petites et moyennes entreprises. Il faut souligner aussi que c’est grâce à ces activités que bon nombre de besoins de base des ménages (tels que l’éducation des enfants, la nourriture et le loyer de la famille) ont pu être satisfaits car le chômage est érigé en loi dans notre société.

L’environnement dans lequel évoluent les PME en Haïti n’est pas propice à son plein épanouissement car plusieurs facteurs, liés, à notre situation économique, sociale et politique globale ont des incidences directes sur ce secteur encore vulnérable. Tout en me gardant de rentrer dans les détails, je peux énumérer certains obstacles au développement des petites et moyennes entreprises :

  • Difficile accès aux crédits et conditions trop rigides ;

  • Situation de monopole ou d’oligopole au niveau des fournisseurs de biens ou de services dont ils ont besoins. Ce qui restreint leurs choix totalement ;

  • Problèmes au niveau des infrastructures de base telles que route, énergie, accès à l’eau potable, communication, etc ;

  • Manque d’information sur la nécessité d’avoir des contrats d’assurance (pour leur équipement, le local de leur entreprise) ;

  • Concurrence déloyale dans certains cas ;

  • Lois fiscales non adaptées à leurs situations ;

  • Troubles politiques affectant constamment leurs activités, ce qui aura des conséquences néfastes sur leur chiffre d’affaire ;

    • Problème de dépréciation effrénée de la Gourde par rapport au Dollar américain

    • Non utilisation des outils technologiques conçus pour répondre aux besoins des entrepreneurs

    • Incapacité d’administrer selon les principes de gestion saine et prudente.

    Cette liste, comme je l’avais souligné avant, qui n’est pas exhaustive, résume le calvaire des micros, petits et moyens entrepreneurs en Haïti.

    Des efforts doivent être consentis au niveau de tous les secteurs de la vie sociale en vue de porter la main forte aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME) car c’est de là que peut découler le changement économique tant souhaité par le peuple haïtien. Nous y croyons fermement au niveau du Conseil d’administration de la GESTION GLOBALE.

    L’Etat doit assumer sa responsabilité en fournissant de meilleurs accompagnements à ce secteur tout en évitant de prioriser l’emphase politique de tels encadrements mais de chercher à résoudre les vrais problèmes auxquels font face les MPME. Les stabilités économiques et politiques qui sont des éléments essentiels pour le développement de tout secteur (commercial, de service, de production) doit être au centre des débats au niveau des plus hauts organes décisionnels des pouvoirs publics du pays. Il faut des lois adaptées aux situations actuelles des MPME. Il est important que l’Etat encourage et encadre des institutions financières qui veulent apporter leur soutien à ces entreprises avec des conditions préférentielles.

    Il n’y a pas que l’Etat à responsabiliser, les entrepreneurs de ce secteur doivent aussi se rendre compte des faiblesses qui les caractérisent dans le but de pouvoir prendre les mesures correctrices nécessaires. On peut prendre comme exemple leurs limites dans la manipulation des outils technologiques ou dans la mise en application des principes comptables généralement reconnus.

    Au niveau des Universités qui sont considérées comme les centres de débat par excellence, la problématique des PME devrait être abordée en profondeur afin qu’on puisse parvenir aux meilleures stratégies qui pourraient favoriser leur plein essor.

    De manière générale, les sociétés civile, religieuse et politique sont aussi invitées à agiter ce débat car il s’agit de la revitalisation de l’économie haïtienne.

    Les conséquences d’une prise en charge effective et réelle des MPME peuvent produire des résultats surprenants et auront inéluctablement des retombées positives dans les divers domaines suivants :

    • Retombées économiques (Accroissement du PIB, augmentations des recettes fiscales, créations d’emplois …)

    • Retombées financières (Augmentation des revenus des investisseurs et de leurs partenaires tels que les fournisseurs par exemple)

    • Retombées sociales (diminution du taux de chômage, participation dans les activités communautaires, accessibilité aux besoins de base de leur foyer)

    En guise de conclusion, je tiens à renouveler à nos clients notre engagement de travailler en vue de leur fournir l’assistance nécessaire qui leur permettra d’avoir de meilleurs résultats tant que sur le plan administratif que sur le plan financier et nous n’abandonnerons jamais notre sens du travail bien fait au profit des intérêts financiers car le plus important pour nous est votre succès.

    Nous tenons aussi à inviter des partenaires qui sont conscients de l’importance de ce secteur pour le développement économique du pays à se joindre à nous en vue de former un faisceau et nous pourrons mieux apporter les solutions appropriées car comme dit le vieil adage créole : « Yon sel dwet pa manje Kalalou ». Il s’agit d’un vibrant appel au profit de ce secteur si fertile et vaste, mais non encore exploité.

    Au nom des autres membres du conseil d’administration, je souhaite une nouvelle fois, une bonne journée de célébration à tous les entrepreneurs et à tous les acteurs du secteur des PME.

    Merci

    Amos BELABE

    Comptable / Expert en microfinance

    PDG du Conseil d’Administration de la GESTION GLOBALE

 

PLAIDOYER POUR UNE EDUCATION FINANCIERE AU SEIN DE NOS ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

PLAIDOYER POUR UNE EDUCATION FINANCIERE AU SEIN DE NOS ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

Chaque année, des milliers de jeunes participent aux examens du baccalauréat, une étape décisive du chemin classique de la réussite. Selon ce schéma, il faut étudier avec ferveur au niveau classique, obtenir de bonnes notes à l’université et décrocher un emploi rémunérateur et avantageux. Pourtant en interrogeant ceux qui ont suivi cet itinéraire, on se rend à l’évidence que la majorité de ces derniers ne sont pas satisfaits de leur niveau de vie. Certains ne sont jamais parvenus à économiser le moindre centime, d’autres n’ont pas les moyens de se procurer une maison ou même une voiture.

Toutes les catégories des salariés ont un dénominateur commun qui est l’endettement. Ils doivent les banques, les institutions de microfinance, des fournisseurs de biens et services, ou encore ils ont des « mains de sol » à payer. D’où l’insatisfaction et la crise de la quarantaine.

Malheureusement, l’école et l’université ne montrent pas le chemin qui conduit à la satisfaction que procure l’autonomie financière. Même les professionnels les mieux vus travaillent toute leur vie pour payer des taxes exorbitantes et des dettes faramineuses. L’éducation que l’on reçoit tend à pérenniser le système explicité par le fameux dicton « lajan al kay lajan ». C’est-à-dire, le mieux qu’on puisse faire est de se former convenablement pour être d’excellents agents de reproduction du système.

Le besoin d’éducation financière est une nécessité pour les jeunes haïtiens. Elle ne doit pas exclure ceux qui n’ont pas réussi dans le système conventionnel, elle se propose au contraire de rattraper ceux que nous avons tendance à considérer comme des ratés, uniquement parce que leur intelligence n’a pas été exploitée par l’école haïtienne.

Situation des jeunes après le bacc

Dans le premier cas, il y a le jeune qui ne parvient pas à accéder à un centre universitaire, faute de moyens. Il passe la première année oisive de sa vie qui risque de le conduire tout droit vers le déclin et l’échec quasi-total.

Le deuxième cas concerne celui qui décide de lancer sa propre affaire ou de retrouver ses parents dans les affaires. Il faut souligner que ce n’est pas un mauvais choix contrairement à ce que nous feraient comprendre les conseils coutumiers. Sauf qu’il est important de penser à améliorer les techniques en fonction des évolutions qui s’opèrent dans le monde des affaires. Pour celui-ci, le programme lui donnera toutes les informations de base à approfondir en vue d’une meilleure gestion de son entreprise.

Le jeune du troisième cas qui fait partie de la minorité est celui qui entame une étude universitaire et qui a bouclé le cycle. En obtenant sa licence, il peut décider ou bien de poursuivre ses études pour atteindre un niveau supérieur ou d’intégrer le marché du travail (secteur public ou privé). Dans un pays où le taux de chômage et le sous-emploi touchent les 2/3 de la population, chercher du travail en Haïti risque de vous faire croire que vous aviez perdu du temps en fréquentant l’université

Dans les trois cas de figure, l’éducation financière permettra au jeune de sculpter minutieusement son avenir avec les outils à sa disposition car quelle que soit son orientation professionnelle, on peut réussir en affaires. Il suffit d’avoir les rudiments qui permettent de monter une structure administrative et comptable de base pour une gestion efficace de son entreprise.

Profil d’un programme d’éducation financière

Tout programme d’éducation financière digne de ce nom doit être basé sur le développement de l’intelligence financière qu’on pourrait définir comme étant le processus mental au moyen duquel on résout les problèmes financiers. Comme méthodologie, ce programme peut être axé sur quatre (4) piliers qui sont considérés comme les disciplines fondamentales de la création et de la gestion d’une entreprise. Ces éléments sont : la comptabilité en particulier ou la finance en général, les stratégies d’investissement, le marketing et le droit.

Une campagne d’éducation financière ne peut être l’œuvre d’une seule entité ni une action isolée. Tous les secteurs concernés, y compris l’état, doivent se joindre en vue de mener une action conjointe et permanente. L’éducation financière doit nécessairement figurer au nombre des stratégies à appliquer pour atteindre le premier des objectifs de développement durable (ODD), l’éradication de la pauvreté.

« L’Education financière des jeunes, l’alternative pour l’épanouissement de notre économie.»

Amos BELABE

PDG SHEC Entreprises

Pdg.shec@gmail.com

1 Consortium

2 Qui nous apprend à faire de bons Curriculum Vitae et d’exécrables plans d’affaire,

3 L’argent appelle l’argent. Ce sont ceux qui investissent qui réalisent des profits.